BACKLA TAILLE ET LA COMPOSITION DU
CONSEIL DE SÉCURITÉ
DÉCLARATION
DE L'AMBASSADEUR ANDRÉ ERDÕS,
REPRÉSENTANT PERMANENT DE LA RÉPUBLIQUE DE HONGRIE
AUPRÈS DES NATIONS UNIES
NEW YORK, LE 4 MAI 1998
M. le Président,
Maintenant qu'on entame la discussion des questions relatives à la taille et à la composition du Conseil de Sécurité, permettez-moi de rassembler, une fois de plus, en 9 points la position de ma délégation.1. On l'a dit et on l'a redit que ni la taille, ni la composition du Conseil de Sécurité ne correspondent plus aux réalités de notre monde. En effet, le nombre des Etats membres de l'ONU, la configuration de certaines régions, le rôle et le poids des régions et des Etats, tout cà s'est vu modifié par rapport à une situation précédente. En même temps, l'importance du Conseil de Sécurité dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, les défis qu'il confronte n'ont pas diminués. Bref, pour nous, la conclusion s'impose logiquement: si ont veut garder au Conseil de Sécurité le rôle qui lui a êté imparti dans la Charte, les déséquilibres et les disproportions qui sont devenues de plus en plus apparentes en sont sein devront être éliminées dans le cadre de la réforme du Conseil de Sécurité.
2. Dans ce contexte, nous tenons à souligner que la revue de la taille et de la composition du Conseil de Sécurité ne saurait être une fin en soi. Elle devra servir à accroitre l'efficacité du travail de cette organe. Vous me diriez, M. le Président, que c'est plus facile à dire que de faire. Je vous le concède, car l'accroissement du nombre des participants dans quelqu'organe que ce soit rend plus complexe la prise de décisions et exige des consultations plus laborieuses qu'auparavant. L'objectif de mes propos est simplement de mettre en relief le fait que le changement de la taille du Conseil de Sécurité, d'un côté, et la préservation et l'améloriation de son efficacité, de l'autre côté, ne sont point séparables, au contraire, ils devront s'accompagner.
3. Nous pensons que le nombre des membres du Conseil de Sécurité ne devrait dépasser 25. Un tel cadre peut encore permettre une organisation rationnelle des activités et assurer l'efficacité du processus de prise de décisions.
4. Ma délégation estime que l'élargissement du Conseil de Sécurité devra inclure toutes les deux catégories de membres permanents aussi bien que non permanents. Restant dans le cadre de 25, l'addition de 10 nouveaux membres permettra d'ajouter 5 membres permanents et 5 membres non permanents.
5. En ce qui concerne les membres permanents, nous nous sommes déjà exprimés en faveur de l'Allemagne et du Japon, aussi bien que de trois autres pays des régions de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique Latine et des Caraïbes. Dans le choix de nouveaux membres permanents, nous devons tenir compte de critères qui paraissent être généralement acceptées par les pays membres de notre organisation et qui s'inspirent des dispositions de la Charte.
6. Nous prenons position en faveur d'une approche non-discriminatoire en ce qui concerne les prérogatives des nouveaux membres permanents. Nous sommes d'avis que ceux-ci devront jouir des mêmes droits et assumer les mêmes obligations dont disposent, selon la Charte, les membres permanents actuels .
7. Nous nous rendons compte des difficultés de l'identification de nouveaux membres permanents dans certaines régions. Nous avons noté les différentes idées y relatives qui, jusqu'à présent, n'on pas encore abouti à une solution acceptable aux pays intéressés. Nous voudrions les encourager à continuer leur refléxion dans un esprit constructif, car il serait fâcheux de voir la réforme tant souhaité du Conseil de Sécurité prise en otage à la question de la sélection de nouveaux membres permanents.
8. Nous croyons qu'on devra retrouver parmis les nouveaux membres non permanents au moins un représentant de chacune des régions "onusiennes", y compris celle de l'Europe de l'Est. Le système de sélection de membres non-permanents consacré dans la Charte est de nature à assurer dans cette catégorie de membres la présence au Conseil de Sécurité de tous les Etats, en dehors évidemment des membres permanents, et cela sans traitement préférentiel et de discrimination aucune.
9. Ma délégation apporte son soutien à l'idée d'une révision, à certaines intervalles, des arrangements auxquels nous seront parvenus quant à la composition et aux procédures de prise de décisions du Conseil de Sécurité.
Merci, M. le Président